[pv Elvan'] Il court, il court... ~

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Message  Gabriel Atria Luinspear le Mar 9 Juin - 22:13

Environ quatorze heures de l'après-midi. Le boulot avait déjà repris depuis un bon moment dans le bureau de Gabriel Atria Das Luinspear. Un silence total, saupoudré de bruitages distincts de touches de claviers pressées par des doigts experts et rapides. De la fumée, des papiers, des journaux, partout. Difficile d'apercevoir l'espèce de vieux sofa sous la pile de bouquin. La seule chose visible était un homme aux cheveux blonds flamboyants tapant avec frénésie un article, cigarette à la bouche, regard vide.
Puis les mains se lèvent, les yeux se rivent sur l'horloge. C'était bientôt l'heure. En s'étirant, le blond ouvrit légèrement les stores de sa fenêtre et entrouvrit cette dernière pour aérer un peu et faire partir la fumée du tabac.

Il y a deux jours, il avait été contacté par un inconnu par téléphone. Il commençait à se remémorer la scène, se posant, une fois encore, plein de questions sur ce mystérieux inconnu...ou plutôt l'inconnu derrière l'inconnu.


Le téléphone sonne, il est évident que Gabriel répond.

"B...bonjour !"

Une voix nerveuse, anxieuse. Poliment, le journaliste répond avec ce ton neutre habituel...présentation, localisation...et l'inconnu reprend parole.

"Je...j'ai été témoins d'un meurtre...est-ce que...est-ce que je peux vous en parler ?
-Oui, bien sûr...fixons un rendez-vous..."

Pas une once de surprise, non, Gabriel est habitué aux meurtres ces derniers temps. La Famille est assez active il faut dire...
L'inconnu ouvre la bouche, le blond l'entend, mais pas un seul mot. Non, un coup de feu. Un silence, un long silence. Définitivement mort. Avec un sourire angélique et une tête d'imbécile heureux, il s'exclame :

"Oh, pas de chance ! Vos pieds ont passé la mauvaise porte ! "

Puis une voix lance un rendez-vous. Obligatoire, bien sûr...et le son sourd d'un téléphone raccroché.

Depuis, Gabriel n'arrêtait pas d'y penser, voulant absolument savoir qui était le meurtrier de l'inconnu. La voix...décidément, elle lui rappelait quelqu'un. Mais qui ?...il le connaissait, c'était sûr.
Comme un pacha, il s'étira en posant ses pieds sur son bureau, laissant tomber bon nombre de feuilles.
Pas moyen de voir qui. Autant qu'il se souvenait des visages et des noms..mais les voix...ça lui avait peu importé jusqu'ici. Il fallait dire qu'il voyait tellement de monde...
Des gens s'agitaient dans les bureaux communs derrière le sien. Son invité arrivait donc ? Hors de question de mettre ses pieds par terre. La tenue et la décence lui importait peu, il était dans son bureau après tout. Et c'était toujours si drôle de voir des têtes effarées...
Sauf que cela n'allait pas être n'importe quelle tête qui allait apparaître, et ce serait celle de Gaby qui serait effarée...

La porte s'ouvrit en volée...

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Re: [pv Elvan'] Il court, il court... ~

Message  Elvanthyel Herhlen le Mer 10 Juin - 0:06

Les probabilités de voir un mafieux en dehors de sa baraque étaient minces, encore plus quand ce dernier était depuis quelques temps "malade" de voir tant de prémices de temps nouveaux. Simple, clair, concis, dans la famille il était depuis peu reconnu comme un peu "fou" comme si voir des tarés de la trempe de Frey lui faisait péter un câble trop tendu. Tellement tendu qu'il crispait si facilement ses doigts sur la gâchette de son Desert Eagel chaussé en .50 pour ponctuer l'occasion de faire place nette dans son entourage professionnel.
Tendu c'était un peu sa vie dans cette famille de décérébrés et décidément il trouvait que ce mot convenait on ne peut mieux à ce ramassis d'abrutis juste bons à cirer des pompes, et encore pour certains c'était juste suffisant pour changer son calebute après avoir pisser de peur dedans.
Enfin ayant besoin de se défouler, quitte à faire virer en sucette son plan, il prit l'initiative d'exécuter un pauvre clampin passant sous sa main et ce, sous la bonne oreille de sa prochaine victime.
Ah ça, il avait vraiment envie de se le faire ce gros con de journaliste, tellement con qu'il semblait laisser faire les lois qui tournaient en leurs défaveurs à tous ! Ca stressait d'une certaine façon le trentenaire, tellement qu'il agissait plus qu'il ne réfléchissait... Tellement qu'il n'était pas, comment dire ? De bonne augure de le contredire une fois sous amphètes ?
A peu près, en 3 jours il avait descendu son stock pour le mois, peu regardant et faible consommateur il se contentait de peu mais avec un câble sur le point de céder, prêt à en embarquer une bonne paire avec lui, il pouvait devenir déraisonnable à sa façon en se soulageant l'esprit et l'index gauche.

Comme ça qu'une journée il donna rendez-vous à Gabriel pour se soulager une énième fois l'esprit et éventuellement la chambre.
Serein mais peut-être trop pour son rang il se baladait dans les beaux et chics quartier avec cette tête angélique que nul n'oserait soupçonner de faire office de chef de la Mafia. Souriant, muet, effacé limite fluet dans les flots de gens blasés il avançait jusqu'à voir ce foutu building cerné par les autres immondes architectures actuelles. Blasé à son tour, mais toujours si agréable à regarder vu sa longue silhouette noire et conforme à la règle, il rentra à son tour suivant de temps à autres les indications offertes pas les panneaux posés de ci de là dans les couloirs.
L'habitant lambda par excellence, ne dérangeant pas, n'attirant pas l'oeil, étant dans une masse, ne s'y dissociant absolument pas jusqu'à traverser un bureau collectif assez bruyant et bordélique.
Ces foutues lois semblaient plaire à pas mal de monde s'agissant de se faire du fric, la presse compris, le reste de la population classique n'y voyait que le mal et la déchéance passée.
La Mafia, elle, se contentait d'être spectatrice et de faire son mea culpa quand on le lui demandait, le restant étant du domaine du "ni vu ni connu" s'agissant des trafics de couleurs. Souriant il observa la pièce au fond du bureau, un autre huis-clos mais personnel celui-ci, avec un pauvre pantin plein d'esprit. Mains dans les poches il continua d'avancer jusqu'à la porte qu'il ouvrit en grand laissant s'afficher avec amusement son visage placide malgré un sourire très peu naturel pour lui, inspirant même l'idée que le trentenaire ait pu consommer quelques petites gâteries terriennes.
A part ça les choses étaient les mêmes quand il entra et scella la porte derrière lui, tout en s'y adossant :

-Quelles splendides retrouvailles n'est-ce pas ?

Pour dire bonjour il y avait deux solutions, toujours et ni plus ni moins pour l'émigré. La première consistant à tirer en guise de salutations, quitte à ce que le receveur ne s'en remette jamais. L'autre était, plus détournée et salvatrice, normale dans un sens puisqu'il pouvait ne rien dire ou faire semblant d'être bien élevé comme aujourd'hui.
Dans l'idée d'être un enfant bien élevé il ôta sa veste et prit l'initiative de s'installer en face de Gabriel tout en détachant ses cheveux se mettant plus qu'à l'aise. Distant il inspira doucement fixant directement son vis-a-vis avec cet air détaché et limite j'm'en foutiste par moment cependant il passa sa main gauche sur sa hanche délogeant son deuxième joujou attitré, son Beretta 87 target .44 Magnum. Un beau, gros et dangereux joujou qui plaisait énormément à son propriétaire qui le sorti gentiment de sa gangue avant de le poser sur le bureau couvert de paperasse :

-Aucun d'entre vous n'a l'intention de mettre fin à ce projet de loi je suppose...


Froid et sec, il n'avait absolument pas l'intention de plaisanter ou d'être léger comme la première fois chez Gabriel. Rares étaient les jours où il était drogué, d'avantage où il se soulageait ouvertement et surtout unique quand il exprimait froidement ses intentions d'assassinat. Chose unique puisque tuer n'était pas forcément un plaisir pour lui, un boulot comme tant d'autres mais là, on sentait surtout qu'il en avait besoin, une nécessité. Tuer pour un besoin vital.
Sa main gauche sur l'arme il enclencha le percuteur laissant au hasard la possibilité de tirer une balle ou rien. Une roulette russe mortelle.

Chose à comprendre, si la conversation n'allait pas dans son sens la balle, elle, irait dans la bonne direction.

[Absolument pas super, mais bon c'le lancement qu'est le plus dur après ça ira :') ]

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Re: [pv Elvan'] Il court, il court... ~

Message  Gabriel Atria Luinspear le Mer 10 Juin - 14:03

Elvanthyel.
Haaan, comme c'était mignon, il était venu le voir au bureau ! Bon, pas de fleurs, mais après tout ce n'était pas encore la saint Valentin. Un vague regard posé sur le visage du nouvel arrivant, et ses yeux bleus retournèrent sur le plafond. Pas besoin de dévisager le brun pendant des heures. Hey, c'est ce que lui, il avait l'œil.
Il était évident qu'il n'était pas dans son état "normal" dans le sens où ses veines ne devaient pas contenir que du sang...Arriver en décochant un tel sourire ne lui ressemblait pas, même pour deux siii bons amis qu'eux !...Oh oui, charmantes retrouvailles.
Gabriel le regarda s'avancer, s'installer. Admirant silencieusement le brun détacher ses cheveux - une première pour lui - et posant un joujou sur le bureau. Aha.
Toujours en silence, le blond leva ses yeux vers son interlocuteur avec un air tout à fait neutre. Il avait déjà une petite idée de ce qui allait suivre.


"Aucun d'entre vous n'a l'intention de mettre fin à ce projet de loi je suppose..."

En haussant les épaules, Gabriel lâcha un soupir. Prenant une expression triste et indignée, il répondit :

"Comment ça, 'vous' ? Me mettriez-vous dans le lot de monsieur tout le monde ? Ce n'est pas très gentil..."

Il posa enfin ses pieds à terre, rapprochant sa chaise du bureau pour y poser ses coudes. Mains jointes, il laissait transparaître des yeux emplis de malice. Reprenant un air sérieux, il poursuivit :

"Croyez-vous franchement que cette loi m'arrange ?...voir notre marché s'effondrer ?..."

Non, bien qu'il ne le laissait pas du tout voir, le projet de loi mettait Gabriel dans une rage folle. Il l'avait appris bien avant d'avoir vu l'article, et malheureusement, n'avait pas pu se charger de sa rédaction. De toute façon, cela n'aurait rien changé pour l'instant.
S'adossant à son fauteuil il ajouta :


"Depuis cette nouvelle, la Famille n'arrête pas de me lécher les pattes...c'est très amusant."

Ha, la Famille...ça bave dans votre dos et ça fait tout pour vous utiliser quand on a un petit problème. Bouhou. Pauvres petits pères et mères qui ne savent pas se débrouiller tous seuls...
Gabriel lâcha un autre soupir.


"Malgré mon pouvoir sur les médias et mon contrôle sur l'opinion, je peux difficilement contrôler le gouvernement. La population va dans notre sens, je ne peux rien faire de plus. A part éliminer des sous fifres trop bruyants et jouer constamment sur la corruption - enfin, ça, la Famille sait le faire."

Ha, ça, le nombre de députés s'étant laissé séduire par l'argent et les femmes...l'être humain était si pitoyable, si influençable. La collectivité lui importait peu au final, pourvu que ses intérêts soient sauvegardés.
Gabriel soutenait son regard, ne lâchant pas les yeux d'Elvanthyel. Il offrait rarement une expression si sérieuse. Il était aussi un peu attristé de devoir revenir à ce sujet, monopolisant trop de neurones pour qu'il puisse s'occuper pleinement de son jouet aux cheveux bruns.
Cela ne l'empêchait pas, bien sûr, de l'observer sous toutes les coutures. Un mafieux avec la gâchette facile et de la drogue dans les veines, ça donne quoi ?...la réponse n'allait pas tarder à venir, et elle se présentait déjà sous les yeux du blond sous forme d'énigme.

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Re: [pv Elvan'] Il court, il court... ~

Message  Elvanthyel Herhlen le Mer 10 Juin - 20:56

De la part de son interlocuteur on pouvait s'attendre à beaucoup de choses plus ou moins normales. En ce sens le trentenaire était déjà averti des dangers que ce genre de relations pouvaient comporter cependant il n'en tenait compte que quand ça l'arrangeait et en l'occurrence, à cet instant, ça l'emmerdait outre mesure.
Qu'il joue, qu'il fasse triste mine peu importait l'Allemand qui baissa instinctivement les yeux vers son arme, la caressant du regard, animal... Sa pensée n'était pas très logique quoique trop vive ce qui posait problème pour répondre de façon cohérente à des questions.
Serein d'apparence quelque chose le taraudait méchamment surtout quand Gabriel leva la voix pour être, une fois de plus, ironique.
L'émigré ne tiqua absolument pas, focalisé sur son arme il écoutait de façon distraite mais comprenait très bien et laissait passer mais à trop abuser il pourrait perdre son sang-froid et faire un carton tout public.

Le bruit de pas au sol, il leva son visage dans un sursaut plus ou moins volontaire, comme s'il s'était assoupi physiquement. Alerte il fixait à présent les mains de son vis-a-vis jointes sous son menton, rien d'autre tout en écoutant docilement les paroles plus sérieuses.
Il devinait très bien que malgré leurs positions de leader quasi incontestés ils étaient dans une panade monstrueuse avec cette loi prête à passer. Qualifié d'imperturbable le trentenaire avait cédé à la facilité en se droguant histoire d'arrondir les angles, pour Gabriel ça devait être la même chose, excédé aux sangs... Comment pourrait-il en être autrement ? Chacun sa façon d'appréhender les évènements actuels et à venir.
Se calmant doucement il pensa instantanément à quelqu'un qui pourrait aider, du moins pour faire passer la pilule du gouvernement.
Dans sa tête se déroulaient ses souvenirs le long d'une fine bande de 8mm, comme celles des films où le titre était inscrit en gros et en capitale... Frey...
Son faciès se détendit soudainement, les mains se levèrent avant de frotter le coin de ses yeux, sa nuque, ses cheveux... Un sourire plus naturel se dessinait sur les lèvres du trentenaire qui ria dans un soupir. Se redressant il replaça ses mains dans ses poches abandonnant son joujou sur la table.
Apparemment il n'était pas le seul a être adulé par la famille, du moins famille voyez le genre. Pour la part de l'émigré, ceux qui demandaient de l'aide finissaient avec une balle dans la nuque, ni plus ni moins. Eux aussi participaient à la crue de détente de l'Allemand.

Gabriel en venait aux faits, ils étaient coincés et si personne ne pouvait corrompre les dirigeants ou leurs idées il faudrait en venir aux mains. C'était certains que cette idée avait germée dans l'esprit de ces deux hommes bien-sûr ça ne serait qu'en dernier recourt, espérons-le pour les concernés.
Fini ? A part ce duel de face à face, même si Elvan' baissait régulièrement les yeux vers ses poches ou son Beretta, il n'y aurait plus rien ?
Se redressant il fît craquer ses cervicales hurlant également à sa conscience et sa pensée de bien vouloir la fermer. Penser à 10.000 à l'heure et vouloir parler sérieusement n'étaient pas très miscible encore moins quand on devait faire appel à sa mémoire :

-Le nom de Frey ne devrait pas vous être inconnu, surtout ces derniers temps.

Susurré, peut-être ailleurs en même temps, sa voix semblait ne pas être certaine de ce qu'elle disait. Ou alors l'esprit se déroulait trop vite pour la parole, qui sait.
D'ailleurs à cette simple idée le trentenaire avait la dérangeante impression de jouer une carte trop tôt ou mal. Il ne savait pas et se contentait du ressenti que cela procurait.
S'installant au fond du siège il ferma les yeux frissonnant un instant secouant doucement la tête pour se changer le court des choses là-haut... Un peu mal à l'aise apparemment ?

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Re: [pv Elvan'] Il court, il court... ~

Message  Gabriel Atria Luinspear le Ven 12 Juin - 12:03

Patient, Gabriel observait toujours le brun sans dire un mot, analysant le moindre de ses gestes. Allons, il était si rare, qu'il vienne lui rendre visite !...il fallait en profiter. Oh, oui, c'était si adorable de sa part, Gaby-chou en profiterait un maximum.
Envie de se défouler, c'était très visible. Quel plus fidèle ami que des jouets à feu en ces temps difficiles ?...Gabriel, lui, n'était pas très à l'aise au terrain, du moins plus maintenant. Se faire vieux à 27 ans, quel dommage...les instincts meurtriers pouvaient mourir si facilement pour les plaisirs intellectuels. Oui, notre cher journaliste préférait de loin donner des instructions à ses sous-fifres pour en tuer d'autres plus gênant, puis par la suite, tuer ses tueurs entre eux...c'était tellement passionnant. Quelque part, sa vie devait être vraiment ennuyante pour en venir là, pensait-il.
L'arme fut abandonnée à son triste sort. Instinct purement humain, Gabriel se détendit un peu plus s'affalant un peu plus dans son moelleux fauteuil noir en cuir. Bon, et maintenant ?...question suivante ?...

Et Gabriel avait vu juste, une autre question vint de la part d'Elvanthyel.
Frey, hein ?...Qui n'entendait pas parler de lui en ce moment, et qui plus est, Gaby était le plus informé de tous les mafieux de manière générale. Frey, oui, ce nom l'intéressait énormément, secrètement il espérait une courte entrevue avec lui pour découvrir le personnage qui lui semblait pour le moins...intéressant.
Attitude peu courante d'Elvan', ce dernier semblait presque mal à l'aise. Et une question n'est jamais posée au hasard. C'était suffisant pour laisser deviner à un imbécile quelconque que le brun avait eu une mésaventure avec le dénommé Frey.
Oooh, serais-tu infidèle, cher Elvantyel ? Oh non, non, Gabriel serait si triste, sinon.

Comme si de rien n'était, et en parfait gentleman, il répondit calmement :


"Qui n'entend pas parler d'un agité pareil ?...son nom revient souvent, il a l'air de plus en plus dérangeant mais de plus en plus inaccessible à notre chère Famille..."

Sous-entendu, tant qu'il n'empêche pas mes affaires, je m'en fous royalement...
Question logique, passant sous une fausse (ou pas ?) inquiétude, chuchotant presque ses mots :


"Auriez-vous eu un quelconque problème avec ce personnage ?...loin de moi l'idée d'atteindre à votre vie privée, bien sûr."

Bien sûr...
Gabriel ne connaissait pas personnellement l'individu mis en question, sa réputation seule lui servant de jugement. Il pouvait néanmoins affirmer avec certitude que la rencontre de ces deux personnages aurait dû provoquer un bain de sang. Des témoins ?...c'était presque sûr. Et beaucoup trop, sinon, quelques victimes en plus aurait suffit. Un lieu public, donc...
Enfin, tout cela n'était que suppositions, sans certitudes. Il manquait juste quelques éléments, quelques mots, pour confirmer cela à Gabriel.

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Re: [pv Elvan'] Il court, il court... ~

Message  Elvanthyel Herhlen le Ven 12 Juin - 21:19

Quelques mèches barrant son visage il croisa les doigts de ses mains entre eux, sous quelques longues estafilades brunes et violacées. Tête basse il tremblait doucement, soit la présence de drogue le tenait en laisse mais semblait estomper ses doux effets, soit l'anxiété et la paranoïa rongeaient son corps plus vite qu'il ne le pensait. Lui sombrer ?
Peut-être qui sait, entre les rebelles qui s'étaient montrés plus ou moins violents suite à la nouvelle de la loi qui pourrait les aider, suite également à l'apparition de Frey qui semblait souffrir d'une envie folle d'étriper un mafieux d'envergure et également ses propres problèmes hiérarchiques plus ou moins conflictuels.
Le pire restant la peur de perdre cet empire bâtit à la force de ses convictions, tout cela à cause d'un simple projet de loi susceptible de passer... La petite goutte qui faisait déborder les apparences vers la réalité.

Un soupir et ses mains se serraient d'avantage en sentant le vent tourner en sa défaveur, chose qu'il avait pressenti en achevant sa phrase. Sa bouche s'entrouvrit exprimant quelques mots à peine articulés, difficultés d'élocution dûs à la drogue.
"Chère famille" c'était cette partie de la phrase qui le dérangeait surtout puisque Gabriel savait très bien où se plaçait son aîné par rapport à cette famille, sous entendu donc, pour Elvanthyel, qu'il était sûr à 90% que Frey allait s'intéresser à la Mafia après s'être fait le loup dans la bergerie.
Penchant d'avantage la tête en avant il se courba détachant enfin ses mains qu'il posa instinctivement sur sa nuque qu'il serra comme pour couper sa respiration. Yeux clos et visage couvert sous les cheveux il essayait d'arrêter de penser, de mette fin à son délire et à son raisonnement réaliste et tortueux.
Enfonçant le clou, Gabriel entreprit avec ironie l'excavation d'une angoisse irraisonnée pour le trentenaire qui répondait tellement bien aux attentes de ce taré une fois "muselé" avec ses drôles d'habitudes injectables. Inutile donc de répondre en voyant les gestes tremblants et hésitants de l'Allemand qui leva ses mains pour les poser sur son crâne tentant désespérément de mettre fin à ces pensées qui le faisait dérailler... Il bloquait, dans sa tête se mêlaient les éventuels ennemis susceptibles de le tuer, d'autres part ce qu'il pourrait lui arriver de façon ordinaire et de façon plus intimiste face à la drogue, le bad trip qui était entrain de l'étreindre sauvagement. Dans la logique il avait également l'idée tenace de ne rien laisser paraître tout en se reprochant de montrer ce blocage verbale et comportementale totalement incohérent pour lui aux yeux des autres.
Rapidement il leva les yeux vers Gabriel, ce n'était pas de gaieté de coeur surtout quand on voyait la difficulté mentale que cela lui demandait pour faire un mouvement clair et concis. La bouche encore entrouverte il s'hasarda à reprendre en mains sa propre pensée en coupant par la parole :

-Il semblerait intéressé par la mort de plusieurs d'entre nous...

Ceci étant dit il respira difficilement, jouer avec la drogue sans en avoir l'habitue totale n'était pas très fin de sa part mais tenter d'aller contre l'était encore moins cependant cela marchait pour le moment puisqu'il leva la tête mécaniquement tout en décrispant ses mains qu'il rapprocha du Beretta. Nerveux il tremblait toujours mais tentait d'effacer les stigmates en secouant doucement sa tête de droite à gauche ce qui, au final, prouvait bien son état mental assez équilibriste.
Déglutissant il se redressa laissant voir une fine sueur assez peu naturelle bien évidemment, encore plus évident quand il soupira ouvertement pour reprendre son "calme". Relatif il fixa Gabriel avant de prendre en main l'arme posée sur le bureau... :

-... moi le premier...


Lapsus plus ou moins volontaire il regardait franchement et droit dans les yeux sont interlocuteur. Une sorte de panique paralysait ses avants bras et ses cuisses, ses yeux, eux, étaient témoins d'une angoisse qui dépassait celle de la mort et de la menace de Frey... La drogue y étant pour beaucoup il fallait sûrement comprendre que dans un sens il valait mieux assurer les arrières de son plus "proche collègue" pour éviter de perdre gros dans l'histoire. Bien évidemment l'aîné n'était pas du genre à confier sa survie à n'importe quoi, à personne même, mais étant la cible première et s'étant laissé allé à la facilité en se droguant il prouvait d'une certaine manière son incapacité à maintenir Frey en dehors des histoires de la famille et éventuellement d'autres personnes.

[Yana pouvoir que j'édite le dernier paragraphe, j'ai capoté sévère sur la fin en paumant le sens de certaines choses... Ca changera pas grand chose au final mais c'surtout pour mon côté perfectionniste à la mords-moi-le-noeud]

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Re: [pv Elvan'] Il court, il court... ~

Message  Gabriel Atria Luinspear le Sam 13 Juin - 14:46

Silencieux, retenant un sourire, Gabriel ne se lassait pas de sa fine observation. Préoccupé ? Confus ? Pourquoi ces gestes de la part du brun, si inhabituels ?...ha, s'il l'aurait su, Gabriel l'aurait incité à se droguer face à lui plus tôt...c'était si amusant...oui, il ne s'était jamais amusé comme ça avec son camarade. Cela valait toutes les fleurs du monde...le plus beau cadeau de retrouvailles qu'Elvan' aurait pu lui faire...
Il semblait vouloir cesser ses pensées, c'était évident. Ajoutez-y l'apparition du nom "Frey", l'éventualité d'un tête à tête mouvementé, et vous obtenez de l'angoisse accentuée par la drogue et d'autres circonstances extérieures. C'était si beau. Si excitant pour le journaliste qui en croisant les jambes, commençait à bouger nerveusement l'une d'entre elle dans le vide. Il posait calmement sa tête dans le creux de sa main, ne quittant pas des yeux ce qui était, définitivement, son joujou préféré.

Une tentative de maîtrise de soi évidente. Ha, que de gestes gracieux, magnifiques pour le blond...et quelques mots continuant la conversation :


"Il semblerait intéressé par la mort de plusieurs d'entre nous..."

Un léger sourire narquois avant de prendre un air désabusé en haussant les épaules :

"Oui enfin, il n'est pas le seul. Nous sommes la cible de nombreuses personnes...même vous désirez ma mort..."

Et il avait lancé ça sur un ton léger, comme un rien. Ha, il comptait bien mourir de sa main un de ces jours. Même s'il désirait que ce soit le plus tard possible...leurs brèves rencontrent, de toute manière, démontraient bien ce "attrape-moi si tu peux" qui finirait par la mort inévitable de Gabriel.
Il en était conscient, et presque impatient...mieux valait ne pas chercher à comprendre, ce n'était pas possible quand on n'était pas Gabriel lui-même.
Enfin, le brun semblait réussir à se maîtriser - du mieux qu'il pouvait du moins. Ha, ça, fallait réfléchir à deux fois avant de se droguer à ce point...mais qui allait le blâmer pour cela ? Certainement pas Gabriel, en tout cas.
L'action revint enfin, et le blond fut arraché de ses pensées diverses et varié par...

Un soupir. Un malheureux soupir. Accompagné de mots. Des mots...si délicieux. Si beaux. Parfaits. Merveilleux.
Un long moment à blanc laissa Gabriel en suspend, immobile, main encore en l'air, yeux légèrement écarquillés. Cette expression de surprise, pour une fois, il n'avait pas pu la maîtriser.
Un simple moment de décadence. Il posa sa main sur son visage, couvrant ses yeux. L'autre main tenait l'accoudoir de son fauteuil. Et un sourire, un long, grand sourire. Heureux. Gabriel, en cet instant, était simplement heureux. Gagné. Il avait gagné une bataille. Quand bien même il savait qu'il perdrait la guerre, cet instant...oh oui, cet instant serait à jamais gravé en lui, serait à jamais un trophée inéluctable.
Enfin, il baissa sa main, la posant sur sa bouche, laissant ses yeux bleus répondre au regard qu'Elvanthyel lui lançait. Gabriel avait tellement envie de rire, de demander si c'était un rêve. Mais il savait, il savait que c'était la réalité.

Enfin, il posa calmement sa main sur l'accoudoir, prit une profonde inspiration, et entreprit de parler, avec ce sourire ineffaçable sur ses lèvres :


"Est-il si terrifiant et si dangereux ce Frey, pour vous laissez intimider par sa personne ? Trouver plus fort que soi, ou même égal à soi, ce n'est pas entrevoir une défaite...vous possédez bien des atouts..."

Il était tellement heureux qu'il en venait à encourager le brun. Oh, mais après tout, n'était-ce pas naturel ? Ne l'aurait-il pas fait, et ce, peu importe la circonstance ?...
N'allez pas croire qu'il voulait le lancer à une mort certaine - encore que. Non, si son jouet préféré venait à se casser, alors le blond perdrait beaucoup trop, ce serait trop dur. C'était son jouet, et il était dans son jeu. Hors de question que qui ce soit interfère, s'infiltre, s'incruste. Comme si Gabriel se considérait comme seul maître de la vie ou de la mort de son jouet, mais aussi de lui-même.


"Ce Frey reste un être humain. Face à vous, ou deux ou quatre personnes, il est peut être fort, mais face à, disons, une dizaine de snipers, pourrait-il rester si victorieux ?...la fierté et le désir de régler soi-même les choses, je le respecte énormément. Penser à sa survie, beaucoup plus..."

Oui, car la première chose à quoi le blond voulait inciter Elvan', c'était sa propre survie, aussi idiot que cela était puisque ce dernier n'était pas assez idiot pour ne pas y penser tout seul.
Non, Gabriel voulait juste s'assurer qu'Elvanthyel resterait dans son secteur...pour lui, en toute logique, si quelqu'un posait problème, il suffisait de le supprimer. Il n'en avait jamais fait autrement, et dans un sens, il ne comprenait pas pourquoi son camarade mafieux craignait tant Frey, quand bien même il pouvait toucher à plusieurs domaines fâcheux et précieux au brun.

Gaby se retenait fortement de poser toutes les questions lui tournant dans la tête. Notamment "pourquoi venir pleurer dans mes bras ?"...
Joueur, il reprit un air boudeur et demanda avec une sorte d'amertume :


"Qu'est-ce que cet homme a de plus que moi ?..."

Cette phrase presque déplacé et totalement incommode dans le contexte actuel supposait beaucoup plus qu'un simple jeu et une simple comédie. Craignant de ne pas avoir été clair sur le sens qu'il voulait sous-entendre, il susurra avec sincérité :

"Pourquoi le craindre plus que moi ?..."

Il avait repris ce regard dur et malin, sérieux et très joueur à la fois, plongé dans les yeux du brun sans aucune crainte.

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Re: [pv Elvan'] Il court, il court... ~

Message  Elvanthyel Herhlen le Mer 17 Juin - 23:41

Le calme ne resta pas très longtemps vissé sur le visage du trentenaire, expression placide dissoute par la panique qui gagnait de nouveau les nerfs.
Il crispa ses doigts de façon si intense qu'il grimaça de douleur quand il du se résoudre à les détendre pour ne pas les briser stupidement, d'instinct il baissa les yeux et soupira bruyamment et occulta ce que disait Gabriel qui semblait amusé.
Dans la tête de l'aîné défilaient trop de choses qu'il le veuille ou non il ne pouvait les arrêter et c'était trop évident pour lui qu'il était pitoyable à voir, tellement qu'il coupa court aux illusions d'un éventuel contrôle sur son état. Se jetant violemment en avant il passa ses mains tétanisées sur sa nuque tout en poussant d'un violent coup de pied le bureau de son vis-a-vis qui devait certainement se marrer de voir tout cela.
Les mots défilaient, les rires et sourires de son interlocuteur s'intensifiaient tout comme les douleurs crâniennes de l'émigré qui se retenait tout juste de hurler. Peut-être de céder à la démence en entendant à nouveau le nom de Frey lié à la sensation de terreur introduite par les mots du maître actuel de la situation.
La joute vélaire mettait mentalement l'Allemand à genoux, physiquement il tremblait et cédait d'avantage aux effets d'un bad trip très mal géré le secouant entre spasmes et sanglots violents qui l'étouffaient sans pitié.
Cependant Gaby en arrivait enfin à une solution acceptable pour l'aîné qui se maudissait intérieurement de ne pouvoir mettre fin à son délire et sa sentence mentale. Replié sur lui-même il gémissait de douleur et de nausée incontrôlées tout en retenant à nouveau ses jambes d'envoyer valser le bureau sur lequel elles étaient appuyées :

-... *un soupir craché et raclé suivit d'un sanglot viscérale* butes-le... éclates-le si... ça t'amuses...

Ses mains descendaient d'elles mêmes sur la bouche du trentenaire qui fermait les yeux et criait silencieusement comme s'il retenait un hurlement interne qui le déchirait. Se croisant ensuite sur sa poitrine, ses mains se crispaient à même le tissus, il pleurait de douleur frappant une fois avec force sur le bureau qui bougea encore.
Le Beretta, lui, glissa et tomba au sol entre les cuisses tremblantes et tendues d'Elvan' qui tentait autant que possible de stopper son malaise flagrant, essayant aussi de faire ce pourquoi il était venu à l'origine...

[Bien court tout ceci mais j'ai été tellement coupé dans mon élan qu'en le postant j'ai hurlé "putain il est court" alors qu'il m'a demandé énormément d'efforts :'O]

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Re: [pv Elvan'] Il court, il court... ~

Message  Gabriel Atria Luinspear le Ven 19 Juin - 21:01

Certains ne savaient pas où donner de la tête. Gabriel, lui, ne savait pas comment donner de la tête ailleurs...il fixait Elvanthyel avec une satisfaction jamais vue. Il parvenait à peine à retenir son sourire, et il avait envie de rire...oui, d'éclater de rire. C'était si drôle ! Décidément, ce jouet était de loin le plus amusant !
Pas un seul sursaut lorsque le brun donna un coup de pied dans le bureau, juste un air de surprise totalement maîtrisé. Eh oui, il n'allait pas passer pour le savant fou. Autant jouer son rôle jusqu'au bout, quand bien même il était déjà faussé.
Un regard légèrement inquiet, il murmura :


"Ça ne va pas..."

Histoire d'éviter le cliché du "ça va ?" alors qu'il est évident que non. Inquiet, Gabriel ne l'était absolument pas. Quand bien même il ne voulait pas que son jouet se casse, il savait qu'il ne craignait rien dans l'absolu. A l'inverse, le voir souffrir était drôlement poignant.

"Vous avez assez de moyens et de pouvoir pour envoyer quelqu'un faire le boulot...mes employés sont assez chargés en ce moment et ce ne sont pas mes affaires..."

Ha, ça...il y en avait des meurtres de programmés. Non, et surtout, Gabriel ne se mêlerait certainement pas de ses affaires...dur à croire, oui, en effet, puisque ce n'était pas le cas. Il fallait comprendre par là qu'il ne se chargerait pas de quelqu'un tant qu'il ne lui pose pas problème personnellement. Ce Frey semblait très intéressant, le savoir mort décevrait un peu le blond qui avait très envie de le rencontrer. Et puis, il était une pièce intéressante de l'échiquier. Il était certain qu'avec tout ce que le blond voyait en ce moment, il n'avait pas du tout envie que Frey meurt pour le moment !...
Ho, voir un Elvanthyel plaquant ses mains sur sa bouche pour ne pas crier...adorable...Retenant du mieux possible un sourire, Gabriel s'enfonça dans son fauteuil en lançant :


"Y a-t-il quelque chose que je peux faire pour abréger votre...malaise ?..."

Question tout à fait rhétorique...c'était juste pour le principe. Eh quoi ! Il fallait au moins qu'il fasse semblant d'y tenir, à ce joujou ! Non pas qu'il ne tenait pas à lui...mais pas dans le sens commun des choses.
Le blond actuellement avait très envie de faire la morale au brun, néanmoins il se doutait que ce n'était pas le bon moment...pourtant, profiter de son moment de faiblesse était si tentant...
Il avait décidé de faire semblant de totalement ignorer le mal de son interlocuteur. Il pivota son fauteuil, et en regardant entre deux lames de son store demanda :


"Savez-vous que certains rebelles sont eux aussi contre cette loi ?...assez paradoxal, ils font partis de ces jeunes qui veulent juste faire ce qui est interdit...c'est souvent ceux qui renflouent nos caisses, d'ailleurs..."

Comme on aime tout connaître, on s'en donne les moyens. Et Gaby était certainement l'un des mafieux qui était toujours au courant de tout et avait réponse à tout...si ce n'était pas le seul.
Il pivota de nouveau son fauteuil en face de son interlocuteur, retenant encore une fois un sourire en le voyant.


"Certains envisageraient un attentat...ça promet d'être très intéressant."

Il lâcha un sourire sympathique et chaleureux à son camarade. Complètement déplacé ?...oui, tout à fait. Il n'avait pas froid aux yeux, le Gaby, pourtant, il devrait parfois...mais bon, un homme comme lui n'avait pas peur de la mort, ce n'était que l'achèvement d'une vie...prématurée ou non.
Avec tout ce qu'il avait vu aujourd'hui, il pouvait mourir heureux, de toute façon !...

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Re: [pv Elvan'] Il court, il court... ~

Message  Elvanthyel Herhlen le Dim 21 Juin - 18:22

A peine le temps de l'entrevoir venir, de le sentir lui brûler les lèvres, il venait de tutoyer cette ordure ! C'était un fait, un simple fait dans une marre de bordels en touts genres qui bouffaient la pensée cohérente de l'aîné. Instinctivement il leva les yeux à nouveau vers Gabriel tentant d'arrêter ses tremblements qui semblaient tant enivrer ce salaud. Plus il voulait stopper tout cela et plus il souffrait de spasmes horribles et lancinants. Il était clair qu'en temps normal il ne supportait absolument pas le sarcasme de son vis-a-vis et il était encore plus évident qu'à ce moment précis la seule chose qui étreignait violemment le trentenaire c'était de placer une balle entre les deux yeux de cet enfoiré qui abusait de cette situation.

Cependant à tout revers il y avait un avantage, il se rendait «enfin» compte que Gabriel s'intéressait de façon immorale et amorale à lui. Dans ce cas cela passait plus pour de l'expérimentation dangereuse et illogique qu'à de la manipulation censée qui semblait caractériser le blond. Un sale rictus se découpait sur les lèvres de l'Allemand qui toussa peu de temps après en baissant le visage qui se crispait. Couvert de sueur il semblait proche de la nausée, ses mains s'accrochaient au bureau un peu plus éloigné, ses cuisses écartées laissant à découvert le Beretta au sol.
Tête penchée en avant il écoutait les délires de l'autre taré qui se découvrait peut-être un peu trop en minant un rôle qui ne lui sied plus depuis quelques minutes. Il tremblait toujours autant et par chance son faciès était caché par ses longs cheveux qui effleuraient le sol par moments, suivant la toux qui faisait vibrer le trentenaire.
Les yeux rivés au sol il était inutile de préciser qu'Elvanthyel ne voyait aucun des mouvements de son interlocuteur, il ne cherchait même pas à deviner. Bien trop occupé sur son sort et surtout sur le fait de vouloir stopper ce délire ici pour exécuter cet enfoiré de « collègue ». Haletant il enleva une main du bureau alors que Gabriel, lui, s'était mit à admirer au travers de sa large fenêtre les pans de la ville. Main tremblante il l'amena jusqu'à une poche de son pantalon qu'il fouilla de façon anarchique. Entre spasme, nausée et vertige il n'arrivait pas aussi simplement qu'il l'imaginait à sortir cette foutue boîte.
Il venait simplement de s'en rappeler, ce genres de choses servaient et il le savait pour cela qu'il avait prit une petite boîte de calmants... Certaines drogues étaient speed, d'autres avaient l'effet inverse et l'émigré comptait sur ces effets inverses pour calmer le flot de pensées défilant à 10.000 à l'heure.
Portant à ses lèvres plusieurs cachets plutôt douteux qu'il avala cul sec balançant ensuite le carton vidé...

Pendant ce temps le blond, lui, continuait à palabrer sur les rebelles et une éventuelle idée de rébellion... Cela faisait des années qu'ils avaient ça en tête et l'aîné était plus qu'au courant que quiconque puisqu'il était le seul à se mêler à cette clientèle de vermines...
Une toux plus forte et une nausée qu'il ne géra pas assez vite, d'un coup rapide il dégagea l'arme qui était au sol avant de vomir. Ses deux mains posées sur sa poitrine il cracha ce qu'il restait avant de maîtriser le plus rapidement sa pensée qui s'était paralysée après la purge intestinale :

-Tu penses vraiment...qu'ils feront quelque chose ?

Ca puait l'ironie même s'il n'était pas en position physique de le faire, tête à moitié baissée il regardait avec arrogance et difficultés son vis-a-vis qui semblait trop sûr de lui concernant l'éventuel attentat. Tentant de se redresser il passa sa main gauche au sol récupérant son Beretta. Même s'il avait prise totale sur son corps il restait incapable de penser correctement, de penser tout court même. Il souffrait toujours et tentait autant que possible de cacher ses spasmes mais c'était presque inutile puisqu'à peine redressé il se vautra au fond du siège suant comme un porc et haletant comme au départ.
Cependant il gardait la main mise sur sa pensée qui c'était stoppée, le gouffre entre l'autoroute spirituelle des minutes précédentes et l'absence totale de pensées à cet instant :

-...arrêtes de rêver...

Une seule pensée traversa son esprit, il leva sa main gauche et braqua son arme sur Gabriel, même s'il tremblait et menaçait de repeindre encore le sol il ne broncha pas enclenchant le calibre .22 long rifle dans la chambre. Un sourire douloureux se dessinait sur les lèvres de l'Allemand qui sauta sur l'occasion de cette clarté spirituelle pour stopper cette fascination malsaine à son encontre.
C'était l'opportunité de faire son boulot et également pour son bien-être mental.

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Re: [pv Elvan'] Il court, il court... ~

Message  Gabriel Atria Luinspear le Dim 21 Juin - 22:15

Ses yeux bleus fixaient l'extérieur. Silencieusement, il ne bougeait plus, écoutant simplement - à présent, il n'avait plus tant besoin de regarder, il avait suffisamment tirer plaisir de la situation. Il baissait sa garde, et c'était cruel, car c'est toujours dans ces moments là que l'être humain est proche du précipice.
Le blond lâcha un soupir avant de se retourner plus ou moins en face de son interlocuteur. Non, ce son ne l'avait pas trompé, Elvanthyel avait bel et bien vomi. Sans vraiment être dégouté, Gabriel était juste exaspéré, car ça allait être à lui de nettoyer...et ce n'est jamais très plaisant, ce genre de chose. En retournant à sa fenêtre, il sourit encore une fois en répondant à la question du brun :


"Évidemment que non...j'y veille."

Ha, ça...Gabriel avait toujours quelques affaires sur le feu, toutes plus intéressantes les unes que les autres, et souvent inutiles. Dans le cas présent, c'était surtout pour préserver ses intérêts et en extrapolant la Famille entière. Les occasions de se défendre contre ce projet de loi étaient trop rares, il fallait les saisir.

"Si les rebelles continuent leurs actes, le projet de loi ne fera qu'avancer et ira en notre défaveur. Néanmoins, il n'est pas si simple de coincer ces imbéciles..."

Il dévoilait son opinion sans problème, pour lui, ces gamins n'étaient que des écervelés. Faire le mouton, faire des choses insensées pour montrer que l'on est "cool"...totalement pitoyable. Et non pas que Gabriel n'aimait pas les choses pitoyables pourtant, puisqu'en l'instant présent, il adorait plus que jamais Elvanthyel.

"...arrêtes de rêver..."

Gabriel fut très vite tiré de ses pensées à cet instant...lâchant un "pardon ?" susurré, à peine audible, il se retourna face à son interlocuteur. Erreur peut être fatale que son attitude, il s'en rendait enfin compte. Il faut dire qu'avec une arme pointée sur vous, on se rend compte de pas mal de choses. Il s'était laissé aller, il avait baissé sa garde...trop confiant en lui et en surestimant Elvanthyel dans un sens, puisqu'il avait cru que cet homme connaissait déjà son vrai visage et que le voir ou non ne changerait rien...
Le blond fronça les sourcils. Il se reconnaissait idiot d'avoir sous-estimé Elvan', qui une fois de plus provoquait un vif intérêt au journaliste...néanmoins, dans l'esprit de Gabriel, ce n'était ni plus ni moins une marque de rébellion de la part d'un jouet. Impardonnable. Et pourtant, tellement drôle. Il n'avait aucune notion de peur, il s'en moquait de mourir, toute vie devait se finir, prématurément ou non.
Il le fixa encore quelques instant, sans aucune expression. Même pas de la peur...un soupçon humain de crainte, certes, mais n'importe quel être humain, confronté à la mort, a cette réaction...malgré lui pour Gabriel.
Il se taisait, parce qu'il savait que la moindre parole le ferait taire à jamais. Et c'était si dommage, il avait tellement de projets...et celui consistant à mourir de la main d'Elvanthyel n'était pas prévu pour tout de suite. Il était même en suspend, le blond ayant des idées beaucoup plus amusantes.

Il se leva tranquillement, continuant à fixer son bourreau. Regard blasé, sourcils froncés, il se contenta de lâcher :


"Alors c'est ainsi..."

C'était pitoyable, pourtant, Gabriel avait tant de répliques qu'il désirait sortir. Toutes plus cinglantes les unes que les autres. Mais il réfléchissait plus que jamais. Que dire ? Que faire ? Il avait une occasion en or de tester le brun, quand bien même il avait déjà une idée du résultat. Être lui-même ? Il en avait tellement envie. Il avait tellement envie de rire, un de ces rires incontrôlés éprouvés face à la peur ou l'embarras.
Il se contentait de le fixer avec insistance, avant, enfin, de laisser un léger sourire se dessiner.


"Tu es incompréhensible. Venir pleurer dans mes bras et désirer me tuer, sans même avoir osé le faire face à ce dénommé Frey..."

Après tout, la provocation était certainement ce qu'aimait le plus le blond...il était si amusé en cet instant qu'il était encore plus avide...Il s'était laissé tutoyer son aîné...après tout, c'était lui qui avait commencé. Oh, et puis, leur relation était si intime maintenant...il est vrai qu'avoir un Beretta pointé entre ses yeux, ça noue tout de site des liens très forts.
Il gardait cet air sûr de lui, cette arrogance qui le rendait si détestable, et ce sourire qui le rendait mentalement intouchable. Rien ne semblait l'effrayer, et c'était apeurant dans un sens. Il ne pensait même pas à la mort...la peur était occultée par la plaisir.
Un être corrompu totalement livré aux désirs intellectuels...



[HJ : J'ai pas l'impression qu'il est réussit...et d'un côté j'pense pas pouvoir faire mieux... =/ ]

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Re: [pv Elvan'] Il court, il court... ~

Message  Elvanthyel Herhlen le Lun 22 Juin - 16:29

Surprit ? Non absolument personne n'était surprit, quand Elvanthyel pointait son arme ce n'était jamais pour dissuader mais bel et bien pour tirer. D'un autre côté la réaction de Gabriel n'avait pas non plus surprise l'Allemand qui se doutait très bien, quelque part en lui, que ce timbré n'était pas ici sans raisons et que son attitude réversible y était pour quelque chose. Être fou était un art qui dégoûtait viscéralement l'aîné qui avait l'opportunité de voir la totalité du personnage en face de lui. Chose qui était bien évidemment sans intérêts pour les deux personnes, l'une s'en foutant au plus haut point, l'autre devant sûrement se faire une palabre mentale sans fins sur ce sujet.
Sans expressions ni pour l'un ni pour l'autre, même si pour le trentenaire cela était assez difficile puisque ses pensées s'étant stoppée il n'arrivait pas à se concentrer totalement sur ce qu'il faisait. Habituellement il n'aurait pas laissé parlé cet espèce de taré congénitale, il ne l'aurait pas laissé aligner une phrase contrairement à ce qu'il venait de faire...
Indignation dans un sens, incompréhension dans l'autre c'était les rares choses que l'aîné saisissait au moment au Gaby' parlait.
Un embryon de réponse à la question affirmée de Gabriel se dessinait dans l'esprit de l'Allemand qui respira un instant gardant en ligne de mire la tête de son vis-a-vis...

Son index gauche se crispa un instant, son bras lui se détendait sans raisons... Se pinçant soudainement les lèvres il vacilla vaguement en arrière tout en pressant la gâchette.
Le coup retentit dans les oreilles des deux hommes, l'aîné garde le coup et détend son poignet douloureux à cause de la mauvaise manipulation. Il lève les yeux tout en se redressant découvrant son visage aseptisé.
Son premier reflex est de regarder Gabriel qui n'était plus debout mais affalé contre sa fenêtre aux rideaux en lattes.
Manqué de loin, l'aîné réagissait à peine à son tir se concentrant sur une pauvre pensée banale qui remontait à son enfance...
La 22. long rifle, elle, ne s'était pas permise de penser et avait simplement suivit le geste qu'avait décrit le tireur. Logée dans l'épaule de cet enfoiré, elle devait être douloureuse vu l'inclinaison du tire et la proximité.
Chancelant il s'approcha du bureau sur lequel il s'appuya pour ne pas perdre son équilibre et surtout pour surplomber sa cible.
Dans de rares cas il arrivait à l'Allemand de perdre son magnifique accent neutre et si cher à la bourgeoisie de Serapis, parfois il le perdait à cause de la colère d'autres fois pour des raisons inconnues ou de simples réminiscences... Cette fois-ci relevait plus de la projection de vieux souvenirs rapportés par la drogue et son antidote douteux :

-Le tuer lui ne m'apporterait rien.... te tuer... en revanche...me permettrait d'éliminer... des gars comme lui...

Il n'avait absolument pas l'intention de corriger ses difficultés actuelles, focalisé sur la seule idée viable qui arrivait à naître dans ce vide. Tuer Gabriel Atria das Luinspear, à nouveau il releva son Beretta le mettant en évidence. Calmement et avec l'aide d'appuis il se rapprocha de sa cible s'installant juste devant elle. Froid il pointa à nouveau le calibre sur en pleine tête mais préférait en finir vite plaquant le canon à même le front.
Indifférent il en faisait que son boulot, pas d'expressions et sans pensées il lui était impossible de faire marche arrière :

-Ruhe in frieden...

Nature oblige et instant peu conventionnel il ne s'était même pas rendu compte d'avoir prononcer les dernières paroles de son vis-a-vis en Allemand mais ce n'était pas le plus grave pour le moment car après tout, un coup de feu dans un bureau ça devait sûrement attirer les péquenots alentours.

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Re: [pv Elvan'] Il court, il court... ~

Message  Gabriel Atria Luinspear le Mar 23 Juin - 18:13

Ce n'était pas une surprise, loin de là. C'était si prévisible que ça en décevait presque Gabriel. Ainsi, si le journaliste était médusé, c'était beaucoup plus par la douleur que l'étonnement. Lui, si intouchable, venait de se prendre une balle pour la première fois. Étrangement, il était agréablement surpris, il s'était persuadé que la première serait la dernière...finalement non.
Il parvenait encore à penser avec ironie, pourtant, la douleur était atroce. Par réflexe totalement inutile, sa main était posée sur son épaule, en plein sur la blessure qu'il venait de recevoir. Bouche ouverte, affalé contre les rideaux, il était légèrement penché, lâchant quelques halètements pour éviter de crier. Il en vint à se mordre la lèvre jusqu'à la faire saigner. Jamais il n'hurlerai face à une proie...ça pourrait la faire fuir.
Ses yeux écarquillés appelaient les larmes, et c'est bien malgré le blond qu'elles commençaient à monter. Il en venait à l'après-coup ; il avait enfin du mal à penser, à réfléchir, tellement la douleur était intense.

A peine levait-il la tête que son bourreau pointait son arme une nouvelle fois. Ses yeux rougis par les larmes regardaient Elvanthyel avec haine, et c'était sûrement la toute première fois que Gabriel se dévoilait ainsi. Des effets secondaires de la douleur, certainement. En même temps, il avait tellement envie de se moquer du brun, de lui rappeler qu'il s'était loupé. De toute façon, cette fois-ci, la balle ne se louperait certainement pas.
Il lâcha une sorte de sourire, déformé par la douleur. Ses sourcils parvenaient difficilement à ne plus froncer, ils sautaient tel un tic.
Des mots. Il cherchait des mots. Il ne trouvait que le désir d'hurler, et malgré son désir, il ne pouvait plus bouger, apeuré d'aggraver sa blessure. Il se demandait où était allée la balle, pure pensée humaine...il revoyait tous ces hommes qu'il avait tué, tous ces hommes que son père avait tué...toutes ces vies humaines arrachées.
Enfin, il se rappela des dernières paroles toutes fraîches d'Elvan'. Lui...qui ça ? Oh, voyons, Elvan-chou ! Tu étais en train d'offrir la plus belle mort possible à Gabriel...même si ce dernier regrettait de n'avoir pas reconnu la langue parlée, sûrement une des seules langues européennes qu'il n'avait pas apprise...

Amusé mais tiraillé par la douleur, lèvres ensanglantées, le blond parvint à murmurer quelques mots entrecoupés par des halètements et de silences pour ne pas lâcher de gémissements :


"Je ne suis pas comme "lui"...je ne suis...personne d'autre que...moi..."

Ha, ça, il était très vexant pour Gabriel de l'assimiler à quelqu'un d'autre que lui-même. Il était unique, se voulait unique. Dire qu'il ressemblait à quelqu'un, c'était comme lui faire de l'ombre...Lâchant un soupir de douleur, il tenta de se redresser légèrement, oubliant l'arme pointée sur lui. Il sursit cependant son geste au moment de son exécution, ne pouvant cette fois se retenir de geindre dans un bruit sourd. Il se mit à fixer Elvanthyel avec ce regard bleu arrogant dont il avait le secret. Jamais il ne perdrait la face, jamais il ne s'avouerait vaincu, même face à la mort...jamais tant qu'il serait proche de son but.

A nouveau, ce sourire déformé par la douleur. Une sorte de fierté malgré une situation ou il n'était pas en position de faire le malin.
Il était face à la mort, et comme chaque homme prévoyant sa fin, il commençait à débiter ses pensées sans même y réfléchir - déjà qu'il avait du mal à songer pour le moment :


"Quel...dommage..."

Il manquait de temps pour parler mais il ne pouvait pas mieux faire, entre douleur et soupirs. Ses yeux puaient l'arrogance autant que son ton faible mais clairement insolent :

"Moi...qui espérait...te tuer...avant que tu...me tues..."

C'était idiot d'avouer ainsi ses objectifs...pourtant Gabriel regardait les choses en face, en homme de raison il ne voyait pas comment il pouvait sortir de ce pétrin. Il commençait par ailleurs à se sentir très faible, sa vision se floutait par moments.

"Ma mort...n'empêchera pas..."

Il se tut, par instinct il ne pouvait pas aller trop loin...quand bien même son respect pour Elvanthyel était une des raisons, en plus de sa mort imminente, pour qu'il se dévoile sans complexe, il gardait le réflexe de préserver ses idées.
C'était comme des dernières volontés, il avait finit, il attendait la mort, puis...

L'espoir. Une porte s'ouvrant à toute volée, un homme suivit d'une femme, très vite horrifiés. La femme prit tout de suite la fuite, certainement pour appeler la police, tandis que l'homme restait figé face à la porte.


"Que...qu'est-ce que vous faites ?"

Gabriel lâcha un "pft" malgré lui...c'était évident, non ? Il le tuait...amusé par les circonstances, il susurra un faible "imbécile" pour désigner cet idiot, courageux peut être, mais très certainement assez con pour risquer sa vie face à un mafieux drogué et armé.
Ha...c'était étrange, ce sentiment d'espoir alors qu'on commence à ouvrir ses bras à la mort...instinct de survie, on les replie soudainement sur soi et on espère s'en sortir...accepter sa mort ce n'est pas la désirer...Gabriel avait encore tellement à découvrir, il le savait...
A commencer par ce "lui" désigner par Elvanthyel.



[Hj : j'peux pas faire bouger Gaby, ça fait bizarre...lui qui tiens jamais en place d'habitude...]

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Re: [pv Elvan'] Il court, il court... ~

Message  Elvanthyel Herhlen le Mer 24 Juin - 0:05

Froid et malicieux, c'était sûrement les deux adjectifs les plus à mêmes de décrire l'homme qui tenait l'arme et la vie de celui qui se trouvait de l'autre côté du canon. Pas de sourires, pas de mouvements hormis ses tremblements aléatoires. Rien qui ne prouvait qu'il était conscient ou capable de ressentir une once de peur ou de regrets.
Sobre il se tenait au dessus de Gabriel, l'index posé sur la gâchette prêt à tirer dès que son esprit le lui permettait et là... Il le pouvait jusqu'au moment où les lèvres de cette ordure bougèrent pour bafouer quelques mots au gré d'un souffle perdu.
L'aîné baissa les yeux, ses pensées se focalisaient sur les raisons d'une telle prise de parole, pourquoi le faisait-il à l'article de la mort ? Avait-il peur ? Se repentait-il ? Il n'avait absolument pas remarqué le vrai visage de cet homme, pas plus qu'il n'avait remarqué les larmes qui venaient pourtant Dieu seul sait à quel point cela aurait pu le réjouir et le faire jubiler de voir ce cloporte pleurer comme n'importe qui... Lui qui se croyait si supérieur aux autres, pleurer comme ceux que l'Allemand exécutait de main froide, sans pensées ni regrets... Rien pas même la peur des représailles....

Un soupir, le trentenaire bougea à peine le canon du Beretta, son bras s'engourdissait à une vitesse impressionnante ce qui était contradictoire avec ses spasmes encore présents... Pas de réelles prises sur l'esprit absent d'ailleurs, il se contenta tout simplement de faire en pas en avant, d'occulter les paroles et de replacer le calibre à sa place... En pleine cervelle...
Ce qui était encore plus "marrant" dans cette histoire c'était le manque de répondant de l'Allemand qui commençait à peine à reprendre en main sa conscience et ce qui allait avec. Bien évidemment il passait à côté de bien des choses et la mort de Gabriel en faisait parti bien-sûr !
Sa main droite se leva, se posant sur son visage qu'il frotta rapidement. Rouvrant totalement les yeux il secoua la tête armant à nouveau l'arme pointée sur Gabriel. Un sourire cette fois-ci, la balle était dans la chambre ne restait plus qu'à presser la gâchette.
Tendant son bras il ne laisserait plus de chances improbables lui sauver la vie, sûr de son geste il arma définitivement le canon à la bonne place... Ca n'avait duré que quelques centièmes de secondes en plus des paroles crachées dans le sang... Quelques secondes au pire... Un rien de temps mais suffisant pour qu'un homme rentre dans la salle...

L'esprit de l'émigré se remit soudainement en marche, tournant à la perfection il acheva ce qu'il avait à faire rapidement. La surprise lui fît crisper son index sur la gâchette et le tir retentit à nouveau dans la salle. Cette fois-ci le sang gicle sur l'avant bras gauche et une partie de ses jambes et de son visage. Le reste se déverse sur le mur.
L'Allemand se tourne, tend son arme vers l'homme et tire à vue... Un nouveau fracas et le visage du tireur reste froid et sans la moindre trace de panique. La victime, elle, s'effondre dans un bruit hormis des gargarismes étouffés dans le sang que sa gorge contenait. Un tir en plein cœur.
Il était certains d'avoir vu une femme courir mais ce n'était pas le plus important, d'autres gens allaient entrer et Gabriel n'était pas encore mort... Chance pour lui puisque la seconde balle s'était simplement logée au niveau du rein... Au pire il mourrait dans quelques minutes, au mieux il survivrait avec un rein en moins.

La panique agite les gens autour, l'aîné n'a plus le choix... Il regardait autour de lui avec calme avant de prendre sa veste restée accrochée au siège. S'en saisissant il s'empara également du badge du journaliste pour pouvoir prendre les portes de derrière et s'échapper sans un bruit.
Doucement il enfile sa veste range son arme tout en s'essuyant le visage. Il attendait au pied de la porte que d'autres gens rentrent et fixent le cadavre et le blessé... C'est fait voilà deux pigeons qui ne voient pas l'ombre se faufiler derrière eux et se perdre dans la masse amorphe de gens avides de spectacles sanglants. Disparu il descend les étages en marchant... Ses pensées se tournant alors sur les choses à faire et à achever... Il restait anormalement calme et s'il avait réussi ce tour de force, s'échapper d'un immeuble bondé sans attirer l'attention, cela était certainement du à sa petite fantaisie chimique et il s'en rendait compte à cet instant précis où il sorti de l'immeuble sans aucun risques maintenant.
La seule chose qui l'importait maintenant c'était de savoir s'il avait réussi à descendre ce fumier ou non.

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Re: [pv Elvan'] Il court, il court... ~

Message  Gabriel Atria Luinspear le Jeu 25 Juin - 16:46

[HJ : osef que ce soit court, c'est pour cloturer le topic ! \o/]


Un espoir qui restera tout de même douloureux...c'était tellement idiot, l'espoir. Alors que vous croyez atteindre le fond, faire face à la mort, cette dernière s'enfuit...Gabriel aurait presque entendu son rire...ce qu'il pouvait craindre, maintenant, c'était son retour...mais même si la mort semblait s'estomper, le bourreau lui avait toujours son arme pointée. Ha, l'espoir, l'espoir...si inutile lorsque l'on sait que l'on va mourir...
Le blond lança à peine un regard à l'homme qui venait de surgir. Un bruit de tir suffit à lui faire baisser son regard. Cette balle là n'était pas pour lui...mais la prochaine, si, il le savait.
Pensant que c'était la dernière fois, il leva ses pupilles vers Elvanthyel. Vision floutée par les larmes, il entrevoyait tout même l'objet qui allait le tuer. Tout à fait calmement malgré la douleur intense qu'il ressentait dans l'épaule, Gabriel ferma les yeux, persuadé qu'il arrivait à la fin.

Encore un bruit de tir...le dernier...surpris dans un sens, Gabriel rouvrit les paupières, bouche ouverte, un gémissement de douleur s'échappant à son insu. Il eut le temps d'apercevoir une ombre noire s'enfuir du bureau. Parti...son bourreau s'était volatilisé. Et lui, il se retrouvait dans une merde profonde.
Ses pensées se mélangeaient et un voile noir couvrait ses yeux. Juste le réflexe d'imiter un sourire qui ne put aboutir, puis ses forces l'abandonnèrent. Il laissa ses jambes lâcher. Accroupi, peu de choses traversaient son esprit. Il entrevoyait déjà la paperasse et les longs discours, avant, enfin, de songer à l'hôpital...Il n'appellerait pas à l'aide de toute façon, bien trop fier...Tout défilait si vite et le temps lui paressait interminable, pourtant une seule seconde venait de s'écouler.

Il avait si mal, néanmoins il était si faible qui n'arrivait même pas à la localiser. Réflexe, il posa sa main vers les côtes. La relevant, il percevait du sang...
Contre sa volonté ses yeux devenus aussi lourds que son corps se fermèrent. Gabriel tomba au sol, inerte.
Encore à moitié conscient, il entendait des cris...des sirènes entremêlées...des gens affolés...
Bande d'abrutis, ce n'était qu'un homme mourant...
Si mal...

Et tout s'évanouit dans un noir complet.

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