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Message  ÿa le Dim 31 Mai - 0:43

Il venait de commencer son service. Le café était mauvais comme toujours et le chef toujours aussi pédeux et hypocrite. Puis il avait mal dormi, sa nuque était raide. Encore une journée de merde, avec des collègues de merde, une ambiance de merde. Dire qu'il n'en était qu'au début ... Il en avait chié pour en arriver là, et s'il voulait faire autre chose de sa vie il fallait qu'il continue à bosser aussi salement qu'il le faisait maintenant. La vie était dure à Demathiae quand on était pas né avec une cuillère en argent dans la bouche.
Premières emmerdes, le gars précédent s'était barré sans faire la réserve, et c'est à lui qu'on refilait le boulot en plus. Il refoula ses envie de meurtres et se dirigea d'un pas quelque peu forcé vers la réserve. Il s'agissait de faire l'inventaire rapide des machines dispo, de les pointer puis de les activer. Il détestait faire ça, se retrouver parmi toute ces machines aussi grande que lui, inertes, immobiles, ça lui donnait les foies. Il exécuta rapidement sa besogne, mais son oeil s'attarda un instant sur un androïde sous cellophane qui venait d'être livrée. Une jeune femme plutôt maigre avec des cheveux blancs presque translucides. Voir son visage lisse et blanc sous plastique lui donnait une sensation bizarre au ventre. Il s'apprêtait à détourner le regard quand soudain il sursauta, retenant un hurlement. L'androïde le regardait de ses yeux inexpressifs. C'est vrai qu'il venait de les activer. Il frissonna et sortit rapidement de la réserve, la nuque tendue sous les regards inexpressifs des machines dans son dos. Il s'en alla dans les vestiaires. Putain de job !

Elle ouvrit les yeux. Cellophane. Un homme, vivant, pupille dilatée, température en élévation, tout comme son débit respiratoire et du coup son rythme cardiaque. Peur. Tee shirt gris, joues mal rasées, cernes, peau grise. Odeur de plastique. Il se calme doucement et pars, lui tournant le dos, la nuque tendue, le pas rapide. La porte claque. L'obscurité. Androïdes de différentes éditions. Cellophane. Voix au delà des murs. Mise en route de la veille.


L'employé se changeait dans les vestiaires. Il carra les épaules et accrocha son badge à la poche de son uniforme gris clair. La coupe avait beau être plutôt tendance, le tissus grattait. Il rangea une mèche rebelle qui tombait sur son front puis entra dans la boutique pour rejoindre son guichet, sous l'oeil méprisant de son supérieur. Petit pédé va ! Il serra les dents et consulta son interface pour se mettre au courant des derniers objectifs et des dernières ventes et locations. Ils ne s'occupaient que des reliquats des labo d'AnA-Lysis, tout les androïdes usagés, dépassés ou quelque peu défectueux. La location, c'était la dernière étape avant la destruction.
La boutique était plutôt grande, éclairée, l'entreprise-mère avait les moyens. Les guichets étaient disposé d'une façon assez dynamique dans l'espace, sans siège ni tabouret pour les vendeurs, pour "assurer leur forme physique et leur disponibilité". Forme physique mon cul ! Il se couchait chaque soir en gémissant, son dos le faisant souffrir. Les tons restaient lumineux malgré l'absence de couleur. Du blanc, du gris clair, un design de bonne qualité, propre à la marque. Un voyant s'alluma sur son écran; un client se dirigeait vers son comptoir. Il remarqua du coin de l'oeil son chef blond platine qui le zieutait à la manière d'une fouine cherchant sa bouffe. Il accrocha un sourire commercial à ses lèvres et releva la tête afin de recevoir d'une façon convenable le client. Putain encore combien de temps pour ce boulot de merde !


Dernière édition par ÿa le Sam 6 Juin - 23:15, édité 2 fois
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Re: Animae Demathiae

Message  Gabriel Atria Luinspear le Dim 31 Mai - 10:31

[HJ : le topic va être un ch'tout long à démarrer je pense, le temps qu'on fasse l'ouverture. =) ]

Il marchait d'un pas décidé, et pourtant, intérieurement, c'était presque le chaos. Comme toujours direz-vous, cet homme ne pense jamais à une chose à la fois. Néanmoins, cette fois-ci, il était en conflit avec lui-même, ce qui n'était pas arrivé depuis bien des années...
Il savait où il allait, il avait convenu avec lui-même qu'il irait. Et tout était déjà préparé, un plan, une manière de faire, pour assurer ses arrières. Pourtant, l'idée de prendre un Androïde ne l'enchantait pas plus que cela sur le coup. Mais plus il le pensait, et plus il le voulait. Cela le ramenait à un état d'être humain, ce qu'il ne supportait absolument pas. Le simple fait de se voir dépendant en tant qu'Homme l'énervait, d'ailleurs, en y repensant, il fronça les sourcils.
Il se cachait consciemment derrière des excuses. De toute façon, son appartement était dans un bazar innommable, il était peu doué pour les tâches ménagères, que ce soit faire à manger, laver du linge ou autre...excepté, bien sûr, les terrariums de ses chères bébêtes.

Gling gling. Le bruit incessant de ses nombreux bijoux se fracassant les uns aux autres envahissait doucement la rue si calme, avec des passants si silencieux. Quelques regards se tournaient vers lui - des bijoux bizarres avec des cheveux blonds et des yeux bleus, ça fait toujours jaser. Gabriel souriait intérieurement. Quels gens normaux...
Arrivé prêt de la boutique de location, sans même hésiter une seule fois, il ouvrit la porte et pénétra dans la boutique. Un minuscule sourire aborda son visage : une boutique bien sage bien dans les normes, annonçant des androïdes bien dans les normes...du blanc, de l'espace, de la lumière. Si triste, si pauvre.
Gabriel s'avança vers le guichet. Il ne regardait même pas autour de lui, le peu qu'il y avait à voir était déjà vu. Il se contentait de poser ses coudes sur le comptoir et appuyer sa tête sur ses mains.

Un vendeur arriva, et malgré le sourire, Gaby sentait bien le regard se poser sur ses cheveux encore une fois attachés n'importe comment.
Avec un sourire, le journaliste lâcha un "bonjour" de courtoisie aussi hypocrite que celui du vendeur.
Il se redressa lentement, toujours ce sourire à ses lèvres.


"Ma vie entière ne suffirait pas à me payer un androïde malgré mon bon salaire...mais je suis si maladroit et si désordonné...et un peu seul, je dois l'admettre...un ami m'a alors parlé de votre agence..."

Pas d'argent ? Un ami ? Cela faisait doucement rigoler Gabriel, intérieurement bien sûr. Mentir était si facile. C'était si simple d'imiter le statut lambda "je raconte ma vie et je suis sur la paille"...

"...et en effet, c'est plus abordable pour moi. Par contre, je ne suis pas du tout au point avec la technologie..."

Ce n'était pas totalement faux. Gaby était au point, mais pas expert.

"Qu'est-ce que vous me conseillerez ?"

Il gardait toujours ce sourire sur les lèvres, devenant presque inquiétant. Il jeta rapidement un œil par dessus ses lunettes pour regarder une porte au fond.Les androïdes devaient être là-bas.

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Re: Animae Demathiae

Message  ÿa le Dim 31 Mai - 11:41

A peine avait il levé les yeux que le type commençait son discours :

"Ma vie entière ne suffirait pas à me payer un androïde malgré mon bon salaire...mais je suis si maladroit et si désordonné...et un peu seul, je dois l'admettre...un ami m'a alors parlé de votre agence..."

L'homme qui se trouvait devant lui avait des longs cheveux blonds foutu un peu n'importe comment sur son crâne, des bijoux un peu partout et des yeux bleus inquisiteurs. Vu la qualité de ses fringues, il avait un peu du mal à le croire dans le besoin. Quoique en matière de pauvreté, on pouvait trouver de tout.


"...et en effet, c'est plus abordable pour moi. Par contre, je ne suis pas du tout au point avec la technologie..."

"Qu'est-ce que vous me conseillerez ?"


Cette dernière remarque sentait le piège. Comme s'il avait besoin de ça ! Avec l'autre blond qui le surveillait du côté de son comptoir au bout de la salle ... Quelque peu blasé, il entama alors son petit discours, sous les yeux perçants du client. Putain, c'était bien sa veine ! On lui en voulait aujourd'hui.


" Bien alors il me semble que c'est un androïde domestique que vous cherchez ? C'est principalement ceux que nous louons en général. Nous en avons de différentes éditions, plus ou moins élaborés ... Monsieur a t il une référence particulière ?
Mais si vous ne vous y connaissez pas, peut être puis je vous proposer de regarder nos modèles disponibles ? Nous venons justement de recevoir un tout dernier modèle des Laboratoires AnA-Lysis ..."


Allez un ptit coup de pub pour engraisser le cochon, au cas ou il aurait pas vu l'enseigne ... Il regarda son interface afin de vérifier que l'androïde de ce matin n'était destiné à personne. Elle lui avait foutu les chocottes cette conne ! Putain de machine ! Il tourna le tête vers la réserve avec la désagréable impression qu'il avait déjà été dépassé. Il appuya sur l'écran afin de sortir de la veille les androïde en réserve. Il imagina toute leur tête de relever d'un coup, leur yeux vides fixant un point invisible ... Un de ces jours il en ferait des cauchemars.

Arrêt de la veille. Elle releva le menton. Le plastique crissa. Rien n'avait changé dans la pièce. Le même nombre d'androïde, la même obscurité ... Elle enregistra tout de même ces paramètres. Au delà de la pièce, une ou deux voix différentes. Masculines. Deux nouvelles personnes. ses yeux d'opales fixaient la porte dans l'obscurité. La cellophane n'aurait pas permis à un oeil humain de la distinguer mais les siens étaient en vérité des caméra hypersensibles, multifonctions. On arrête pas le progrès. Ses programmes chargés, les mises à jours faites, elle semblait attendre que quelqu'un entre, et qu'une tâche lui fut donnée.

L'autre chevelu attendait patiemment avec une courtoisie quelque peu ironique; celui ci savait ce qu'il cherchait, il n'avait en fait qu' attendu qu'on lui propose ce tour de réserve. L'employé se retint de grincer les dents. Encore un pédeux ! Il n'y avait il donc que celà sur Serapis? Encore que celui semblait moins con que son poulet de chef. Mais quelque part c'était aussi désagréable de faire manipulé par un inconnu dans son domaine. Il attendait l'assentissement du client, tout en maudissant son boulot et désirant avec impatience le moment ou il pourrait rentrer se pieuter.
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Re: Animae Demathiae

Message  Gabriel Atria Luinspear le Dim 31 Mai - 16:34

[HJ : je me suis permise de bouger le PnJ, pour avancer le topic et arriver à l'essentiel, mais si ça te dérange, j'éditerai.]


Trop blanc...décidément trop blanc. Un peu plus de noir, et un plus de bleu...et un peu de vert, des reptiles sur les murs, et...non, cela suffisait...
Oui, Gabriel s'ennuyait, ce qui le faisait facilement flancher au niveau de ses pensées. Il était face à un homme si ordinaire...si bas...
Que de pensées accablantes alors qu'il continuait à sourire tel un Ange, écoutant attentivement son interlocuteur. Mais oui, AnA-Lysis...il se rappelait d'avoir fait un article sur ce laboratoire...un sacré article ennuyeux à mourir, mais bon, on ne choisit pas forcément les choses à écrire pour son chef.


"Par logique, les derniers modèles sont plus fiables...dans ce cas, je préférerai en avoir dans les derniers sortis..."

Gabriel souriait autant intérieurement que extérieurement. C'était si drôle, quand il y pensait. On traitait ces machines comme des objets, commerciaux qui plus est, et elles...en tant que machines, ne disaient rien, ne voulaient rien. C'était si troublant de voir des sosies humains n'ayant pas la capacité à se sentir réellement mal, autrement que par un programme...en même temps, c'était si rassurant pour l'être humain. Garder le contrôle sur ce qu'il créé...

"Puisque vous l'avez proposé, je veux bien voir les modèles...j'ai lu quelques articles là dessus mais mes connaissances s'arrêtent là..."

Il laissa apparaître un sourire gêné sur son visage, avec une extrême sérénité. Il était si sûr de lui. Et il aimait tant faire semblant, c'était toujours si amusant...
Il suivit l'homme jusque dans la réserve où il aperçut plusieurs androïdes, ampilés les uns derrière les autres.
C'était dur de croire que toutes ces choses étaient des entités à moitié vivantes, pourtant, leurs apparences étaient troublantes.
Le sourire de Gabriel s'était effacé, il observait, il réfléchissait. Toutes ces machines le mettait plutôt mal à l'aise, lui rappelant l'androïde l'ayant presque élevé alors qu'il était enfant.
Il remarqua ce qu'il jugeait être un androïde sous une couche de cellophane. Cela attisa tout de suite sa curiosité.

Un rapide geste superflu consistant à mettre une des mèches libres derrière son oreille, et Gabriel se tourna vers le vendeur avec de nouveau ce sourire courtois et hypocrite...le journaliste s'amusait à renvoyer le sourire commercial du vendeur, comme un miroir...mais en beaucoup plus élégant, ajouta Gabriel à sa pensée.
Il était clair qu'il n'avait pas du tout envie de finir comme cet homme. Enfin, il n'y avait aucune chance, de toute façon...
Il s'approcha de l'androïde cacheté de papier, se pencha légèrement. Il cherchait les yeux de la machine, sans se rendre compte qu'il était en train fixer droit dedans. Enfin, il se redressa et la pointa du doigt :


"Est-ce l'androïde venant d'arriver ? Puis-je le voir ?"

Curieux...eh oui, il en fallait peu pour rendre le blond avide de savoir. A quoi ressemblait le dernier robot de pointe, aux normes d'une société monochrome ?...

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Re: Animae Demathiae

Message  ÿa le Sam 6 Juin - 23:04

"Par logique, les derniers modèles sont plus fiables...dans ce cas, je préférerai en avoir dans les derniers sortis..."

Oh, oui, celui ci savait ce qu'il voulait. Rien que ce sourire hypocrite ... Maudissant intérieurement la Terre entière, il se dirigea vers la réserve suivi de son client. Le regard torve suspicieux de son chef lui donnait envie de le rouster. Les néons s'allumèrent lorsqu'ils entrèrent, et certains modèles lancèrent de leurs voix métalliques des pitoyables saluts de bienvenue. Son amertume montait à chaque pas. Evidemment qu'il l'avait vu, enveloppée qu'elle était dans son tas de plastique ! Il savait exactement où il allait. Il serra les dents, et sourit d'un air crispé. Ces machines... Brr !
Il sentait cette angoisse qui l'avait étreint quelques moments plus tôt lui refroidir l'estomac. C'était pas normal, elle l'avait juste surpris ... Tin, c'est sur maintenant, il avait les foies. Enfin, elle partirait comme ça, il serait tranquille pour un temps. Les mains moites, il commença à enlever la cellophane.

Les lumières s'allumaient, des pas s'approchaient au delà de la porte. Quelques androides se manifestaient dans le vide de l'indifférence manifeste des deux personnes. Un bruit de clochette, du métal léger qui s'entrechoque. Un pas assuré, pressé, puis un rapide mais réticent. Deux silhouettes derrière la cellophane.

"Est-ce l'androïde venant d'arriver ? Puis-je le voir ?"

Une voix polie, avec une pointe d'exitation. Masculine. Une odeur feutrée. Une chevelure claire. Des vêtements sombres.
L'odeur de la peur, l'homme aperçu 3 heures plus tôt. Température changeante. Respiration coincée.

Le crissement de la cellophane.

Tour après tour.

L'horizon s'éclaircit.


Peu à peu le plastique quitte son support, pour encombrer le sol de sa matière crissante et lisse. Les contours de l'androïde se dessinent .

Les épaules, la nuque ...


Le plastique tombe enfin.



Elle relève la tête, ses cheveux blancs, translucides. Suivent le mouvement de sa nuque; ses cils blancs s'entrouvrent, découvrent ses pupilles, artificielles. Son cou, pâle, comme une tige portant une fleur. Ses clavicules, apparentes par la veste blanche qui découvre ses épaules, bougent avec le mouvement de ses bras, couverts au trois quart. Ses membres longs se délient. Ses doigts fins se déplient. Sa poitrine, son ventre s'animent; programme métabolisme humain déclenché.
Son nombril, le haut de ses hanches, découverts. Puis les longs fuseaux noirs de ses jambes, eux aussi s'ouvrant, se plaçant dans l'axe de son bassin. Puis ses pieds, toujours de cette pâleur d'albâtre, de cette finesse étrange et élégante, posé dans des zori noires.

Déliée.

Elle attend. Elle regarde l'homme qui a peur. Puis l'autre. L'autre. L'autre. le programme de salutation se met en route. Ses lèvres fines et légèrement rosée restent closent. Il est grand. Des cheveux ... longs ... et .... L'analyse semble bloquée. Des lunettes. De faible correction. Des yeux ... fixés ... un nez long, des lèvres fines. Une houppelande d'un noir profond, une chemise noire, un pantalon noir. Et des bijoux. Tintants sous la brise imperceptible de la soufflerie. D'un éclat brillant, froid, d'argent.



-"Voici ÿa... c'est le dernier modèle actuellement sortit des laboratoires. ... Elle est absolument entière, il ne lui manque que la parole. Hélàs nous ne recevons que les modèles imparfaits, mais je peux vous assurer que c'est des plus complet de nos apareils. Monsieur ... Monsieur est il intéressé ? Devons nous poursuivre ? Je dois vous préciser néanmoins qu'en raison de la nouveauté de cette unité, son prix est plus élevé que nos autres produits."
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Re: Animae Demathiae

Message  Gabriel Atria Luinspear le Dim 7 Juin - 15:30

Il souriait encore et toujours, ne laissant aucunement transparaître son excitation. Il savourait chaque seconde d'attente, détaillant le moindre geste du vendeur défaisant le cellophane. Gabriel croisa ses bras, effaçant son sourire peu à peu pour laisser paraître un regard concentré.
Il commençait à apercevoir quelques bouts de l'androïde. Désireux, il remontait calmement ses lunettes avec son index. On aurait pu imaginer la sueur sur son visage. Ce qui n'était absolument pas le cas...voyons, un homme comme lui.
Pourquoi tant d'excitation ?...la curiosité, l'envie de connaître, de découvrir. Une chose non humaine à figure humaine, une machine imitant un être humain à la perfection...c'était si troublant. Et ce modèle là était aux dernières normes, certainement avec tous les endoctrinements du gouvernement...Gabriel ne s'ennuyait jamais avec un androïde. C'était une curiosité différente de l'être humain. C'est parce qu'il n'y avait rien à découvrir sur eux qu'il adorait les déceler.

Enfin, le plastique tomba, et les yeux bleus avides de connaissance pouvaient dévisager l'androïde de sexe apparemment féminin. Une androïde si maigre, aux airs si fragiles. Elle avait des airs de perfection physique. Presque aussi blanche que de la neige..bien sûr, puisqu'ils le pouvaient, ils l'avaient construite sur le modèle du gouvernement...pas une seule couleur, c'était évident. Et elle était si parfaite dans les mœurs de la société que sa machinalité ressortait encore plus.
Ses yeux...Gabriel adorait ses yeux. Il les jugeait comme représentation d'une vérité, celle de Serapis, de ce qu'elle faisait de ses habitants...de ce qu'elle voulait d'eux.

Il sourit gentiment. Physiquement, elle ressemblait à beaucoup d'autres au final. Ce qui laissait Gabriel à rester perplexe sur son choix. Quand...


"...Elle est absolument entière, il ne lui manque que la parole."

Gabriel entrouvrit légèrement ses lèvres, puis ce sourire réapparut de plus belle. Il décroisa les bras, pensant que son choix était fait.
Si elle ne parlait pas, elle procurait un intérêt beaucoup plus particulier à Gabriel. Eh oui ! Quelque chose qui n'est déjà pas humain devra communiquer autrement que par parole avec un être humain, lui...c'était on ne peut plus intéressant. Ses programmes étaient-ils assez puissant pour réussir ce quasi-exploit ?...la communication est propre aux hommes...donner la parole aux machines, ce n'est pas forcément leur donner la communication.
Il se tourna vers le vendeur, tout sourire.


"Je suis très intéressé par ce modèle...je pense que nous pouvons poursuivre. Ne vous inquiétez pas pour le prix..."

Il était bourré aux as...

"...j'ai déjà pas mal économisé. C'est toujours plus abordable que d'acheter un androïde directement."

Qu'est-ce qui n'était pas abordable, pour lui ? Il riait intérieurement, pensant aux livres, aux reptiles, à toutes ces choses coûteuses importées de Terre...sans parler de toutes les autres magouilles colorées de la Famille...
Quelle superbe journée pensait le journaliste. Il voyait déjà l'ennui rangé dans un tiroir grâce à cet androïde...


"Quel est le nom de cet androïde, déjà ?...yä ?..."

Félicitations chère androïde, tu es devenue le nouveau jouet de monsieur...

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Re: Animae Demathiae

Message  ÿa le Sam 27 Juin - 18:30

L'homme au cheveux clairs souriait de toutes ses dents à l'homme brun.

"Je suis très intéressé par ce modèle...je pense que nous pouvons poursuivre. Ne vous inquiétez pas pour le prix, j'ai déjà pas mal économisé. C'est toujours plus abordable que d'acheter un androïde directement."

Les traits de l'homme au teeshirt gris s'affaissèrent quelque peu, s'animant d'une expression qui pouvait ressembler à du mépris ou de l'agacement. Un frisson lui parcourait l'échine. Il ne semblait pas comprendre la réaction de l'autre. Il poursuivit néanmoins, avec le même ton polissé.

" Puisque Monsieur s'est décidé, autant procéder à la programmation de suite ...ÿa, procédure d'enregistrement ..."

il tapotait sur son interface ...

Propriètaire : Gabriel Atria Luinspear

Adresse : un appartement rue Dorian Gray, centre ville.

...

Ses yeux vides fixèrent l'homme habillé de noir, joyeux. Il s'appelait Gabriel, Il vivait à partir de 6h-6h30 le matin, il aimait les pâtes à la carbonara, les mots de Baudelaire et les auteurs russes. Et il avait besoin d'une aide ménagère. Elle veillerai à tout celà. C'est la tâche qui lui incombait, lui obéir, prévoir sa volonté selon ses besoins. L'enregistrement se terminait. Ses programmes enregistraient les nouveaux paramètres. Derrière ses yeux d'opale, des plans, des images, des informations s'affichaient, selectionnées avec précision sur le réseau internet.
Alors que tout un univers fusait dans son intelligence artificielle, un autre programme de reconnaisance et de salutation s'executa. Elle s'inclina, ses cheveux d'une blancheur transparente suivant son mouvement avec souplesse, légèreté et fraicheur. Le programme prévoyait un texte oral. Lui aussi s'executa. Ses lèvres fines restèrent closent.
L'homme gris précisa à l'adresse de l'homme noir :

"C'est la fin de l'enregistrement, elle attend votre parole pour enregistrer votre voix. Ensuite, puisque Monsieur n'a pas perdu de temps, nous pourrons passer au paiement, si vous le voulez bien. Ah, et par la suite, si vous voulez changer certains paramètre ou en ajouter d'autre, prononcez : "La parole est d'argent, mais le silence est d'or" puis dicter vos nouveaux paramètres. Excusez l'absence d'originalité de cette injonction, elle a été choisie par les derniers techniciens qui ont travaillé dessus, surement pour essayer de trouver la panne... "

La soufflerie répandait son air froid et poussièreux dans la remise sombre, les néons déssinaient des ombres blafardes sur le sol. Seuls le bruit de l'hélice fendant le vide, deux respirations, deux coeurs. Il parlerai, elle enregistrerai et l'homme gris dirait : "Si vous voulez bien me suivre à présent ..."
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Re: Animae Demathiae

Message  Gabriel Atria Luinspear le Dim 28 Juin - 20:31

C'était presque impressionnant, cette fluidité dans les mouvements. Il n'y avait pas à dire, les androïdes avaient bien évolués en si peu de temps...mmh, le voilà qui parlait comme un vieux...Il fie une sorte de moue indignée en posant son index sur sa tempe. Puis le vendeur le rappela à lui-même, il fit un léger sourire et admira yä un instant. N'importe quel hétéro pourrait tomber amoureux d'une machine si belle. Cela n'étonnait pas Gabriel de savoir tant d'hommes en couple avec des androïdes, persuadés que leur machine possède vraiment des sentiments...
Absurde...
Il devait parler, mais pour quoi dire ?...une simple formalité suffirait...c'est toujours dans ces moments là que règne un long silence...


"Bonjour, yä..."

Que dire d'autre ?...il n'y avait pas grand chose à dire. Il lui faisait un doux sourire. En apparence, c'était une satisfaction, un contentement d'avoir un androïde. Intérieurement, ce n'était pas tout à fait ça, c'était surtout la satisfaction d'avoir un jouet constant à ses côtés. Oh, bien sûr, il aurait pu se contenter d'épouser une femme...mais une androïde c'est tellement plus marrant - et beaucoup plus pratique. La vie de couple n'était pas faite pour quelqu'un comme le blond...et encore moins avec une femme.
Un dernier regard vers l'androïde et le journaliste suivit le vendeur...la partie la moins drôle, celle où on donne son argent ! Enfin, ce n'était pas comme si c'était un problème pour lui.
De nouveau, des cliquetis permanents envahissaient les environs, au rythme des pas de Gabriel, ce qui l'amusait toujours autant d'ailleurs.
Et voilà, le long blabla impérieux qu'il détestait tant...nom, prénom, adresse, profession, et enfin...carte de crédit. Autorisation de prélèvement, et ainsi de suite...il en avait perdu son sourire, c'était tellement ennuyant.
Enfin fini, il se permit un sourire, tant de politesse que de soulagement, puis se tourna vers yä.

Il la dévisagea un instant, sans rien dire. Il restait encore pas mal de formalités : règles de la maison, rangement des affaires...et à commencer par le trajet pour rentrer...Gabriel se demandait si ce robot était équipé du programme de solitude...ne sachant pas pour quoi était prévu à l'origine cet androïde, il ne savait pas si elle possédait un programme caractériel vraiment poussé...
En tout cas, elle ne viendrait pas lui piailler dans les oreilles dès qu'il serait rentré chez lui, et ça, c'était le plus important...
Il prit enfin la parole, pensant qu'à chaque fois s'ensuivrait une sorte de monologue :


"Eh bien, allons chez moi. N'hésite pas à me faire signe si tu as besoin de quelque chose en route..."

Pur instinct le laissant penser que tout ce qui est féminin est dépensier, et donc adore faire les vitrines des magasins...S'il n'y avait pas d'objections, il était prêt à se mettre en route...


[HJ : Horriblement court, et j'suis horriblement crevée aussi...je pense qu'on peut continuer le topic dans l'appart.]

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